Site Web 02.10.2026

Rédiger cahier des charges site web : méthode et modèle complet

Rédiger cahier des charges site web est une étape essentielle avant de lancer la création ou la refonte d’un site internet. Ce document permet de transformer une idée parfois vague en un projet clair, compréhensible et suffisamment précis pour être confié à un développeur web, une agence ou un autre prestataire.

Un bon cahier des charges ne consiste pas à remplir un document avec du vocabulaire technique. Il doit surtout expliquer pourquoi le site est créé, à qui il s’adresse, ce qu’il doit contenir, ce qu’il doit permettre de faire, quelles sont les contraintes du projet et quel résultat est attendu.

Il sert également à obtenir des devis plus faciles à comparer, à limiter les incompréhensions pendant le développement et à conserver un cadre de référence jusqu’à la mise en ligne. France Num présente notamment le cahier des charges comme un outil permettant de clarifier les objectifs, comparer les offres, piloter le projet et formaliser la relation avec le prestataire.

Pourquoi rédiger un cahier des charges site internet ?

Avant de parler de WordPress, de design ou de fonctionnalités, il faut d’abord savoir précisément ce que l’on souhaite construire.

Une demande comme « je veux un site professionnel et moderne » reste trop vague pour permettre à un prestataire d’établir un devis réellement précis.

Que signifie « professionnel » ? Combien de pages faut-il créer ? Le site doit-il comporter un blog ? Un formulaire ? Une prise de rendez-vous ? Une version anglaise ? Un espace client ? Une connexion à un CRM ? Qui rédige les textes ? Qui fournit les images ?

Toutes ces questions peuvent modifier le temps de travail, les technologies utilisées et donc le prix du projet.

Le cahier des charges permet justement de mettre ces éléments à plat.

Les modèles actuellement proposés dans les SERP convergent sur une structure similaire : contexte, objectifs, cibles, arborescence, fonctionnalités, contenus, design, contraintes techniques, SEO, budget et planning.

L’objectif n’est toutefois pas de produire le document le plus long possible. Pour un projet simple, quelques pages bien structurées peuvent être suffisantes. France Num indique notamment que cinq à dix pages peuvent convenir pour cadrer un site vitrine ou un site e-commerce simple.

1. Présentez l’entreprise et le contexte du projet

La première partie doit permettre au prestataire de comprendre qui vous êtes et pourquoi vous avez besoin d’un site web.

Présentez brièvement :

  • le nom de l’entreprise ;
  • son activité ;
  • ses produits ou services ;
  • sa zone géographique ;
  • son marché ;
  • son ancienneté si elle est pertinente ;
  • ses principaux concurrents ;
  • son site actuel s’il existe.

Expliquez ensuite le contexte du projet.

S’agit-il d’une création de site internet, d’une refonte, d’une migration ou d’une évolution d’un site existant ?

Si vous possédez déjà un site, indiquez également ce qui fonctionne bien et ce qui doit changer.

Par exemple :

Notre entreprise accompagne les PME dans leur stratégie marketing. Nous disposons actuellement d’un site créé il y a plusieurs années. Nous souhaitons le refondre afin de moderniser son image, améliorer son affichage mobile, présenter nos nouvelles prestations et générer davantage de demandes de rendez-vous.

Cette présentation donne immédiatement au prestataire les informations nécessaires pour comprendre le projet.

2. Définissez les objectifs du site web

Un site web doit avoir une raison d’être.

Avant de définir les pages, demandez-vous :

Qu’est-ce que ce site doit permettre d’obtenir ?

Selon votre activité, les objectifs peuvent être :

  • présenter l’entreprise ;
  • développer la visibilité sur Google ;
  • générer des demandes de devis ;
  • obtenir davantage de contacts ;
  • prendre des rendez-vous ;
  • présenter des réalisations ;
  • développer une image de marque ;
  • publier des contenus ;
  • vendre des produits ;
  • permettre le téléchargement de documents ;
  • informer les clients existants.

Vous pouvez avoir plusieurs objectifs, mais il est préférable de les hiérarchiser.

Objectif principal

Par exemple :

Générer davantage de demandes de devis qualifiées grâce au site internet.

Objectifs secondaires

Améliorer la visibilité sur Google, présenter les réalisations de l’entreprise et renforcer la crédibilité de la marque.

France Num recommande également de hiérarchiser les objectifs et, lorsque cela est possible, de les associer à des indicateurs mesurables.

Vous pouvez ainsi définir des KPI comme :

  • nombre de formulaires reçus ;
  • nombre de demandes de devis ;
  • nombre de rendez-vous ;
  • trafic organique ;
  • appels générés ;
  • téléchargements ;
  • ventes réalisées.

Plus l’objectif est précis, plus il sera facile de déterminer si le projet est réussi.

3. Identifiez votre cible et créez vos personas

Un site web ne doit pas être conçu uniquement pour son propriétaire.

Il doit être pensé pour les personnes qui vont réellement l’utiliser.

Décrivez donc votre public cible.

Pour chaque cible, précisez si possible :

  • âge ou tranche d’âge ;
  • profession ;
  • localisation ;
  • situation ;
  • besoins ;
  • problèmes ;
  • motivations ;
  • objections ;
  • habitudes de navigation ;
  • appareil principalement utilisé.

Dans un contexte B2B, vous pouvez également préciser la fonction de la personne qui consulte le site : dirigeant, responsable marketing, directeur commercial, acheteur, etc.

Vous pouvez ensuite créer un ou plusieurs personas.

Exemple

Persona : Sophie, 38 ans

Sophie dirige une petite entreprise de décoration intérieure. Elle cherche un prestataire capable de créer son nouveau site web. Elle consulte principalement Google depuis son smartphone et souhaite comprendre rapidement les services proposés, voir des réalisations et demander un devis.

Ce type d’information influence directement l’arborescence, le contenu, le design et les appels à l’action. France Num recommande notamment de prendre en compte les attentes, motivations et comportements des différentes cibles.

4. Déterminez le type de site à créer

Le terme « site web » peut désigner des projets très différents.

Votre cahier des charges doit donc préciser la nature du projet.

Il peut s’agir d’un :

  • site vitrine ;
  • site institutionnel ;
  • site e-commerce ;
  • blog ;
  • portfolio ;
  • site événementiel ;
  • plateforme web ;
  • espace client ;
  • site avec réservation ;
  • application web.

Cette distinction est importante parce que le périmètre fonctionnel et technique peut changer considérablement selon le type de projet.

Un site vitrine de cinq pages n’aura évidemment pas les mêmes besoins qu’une plateforme avec comptes utilisateurs, paiements et espace administrateur.

5. Construisez l’arborescence du site

L’arborescence représente l’organisation des pages du futur site.

Elle permet au prestataire de comprendre son périmètre et permet également de réfléchir au parcours des visiteurs.

Pour un site d’entreprise, une structure peut par exemple être :

Accueil

→ À propos
→ Services
→ Service 1
→ Service 2
→ Réalisations
→ Blog
→ FAQ
→ Contact

Selon l’activité, vous pouvez ajouter :

→ Équipe
→ Témoignages
→ Tarifs
→ Ressources
→ Études de cas
→ Nos agences
→ FAQ

Ne cherchez pas nécessairement à reproduire cette structure.

L’arborescence doit correspondre à votre activité et aux recherches de votre cible.

Pensez également aux pages légales

Selon votre situation, prévoyez notamment les pages nécessaires concernant :

  • mentions légales ;
  • politique de confidentialité ;
  • gestion des cookies ;
  • conditions générales lorsqu’elles sont applicables.

6. Décrivez les pages une par une

Écrire uniquement « page d’accueil » dans le cahier des charges ne donne pas suffisamment d’informations.

Pour chaque page importante, expliquez son objectif et les informations qu’elle doit contenir.

Exemple : page d’accueil

Elle pourrait comporter :

  • une proposition de valeur ;
  • une présentation rapide de l’entreprise ;
  • les principaux services ;
  • les avantages ;
  • quelques réalisations ;
  • des témoignages ;
  • une FAQ ;
  • un appel à l’action ;
  • les coordonnées.

Exemple : page Service

Elle pourrait contenir :

  • une présentation du service ;
  • le problème auquel il répond ;
  • les bénéfices ;
  • le processus de travail ;
  • les tarifs ou une demande de devis ;
  • des réalisations ;
  • des témoignages ;
  • une FAQ ;
  • un bouton de contact.

Cette précision permet également de mieux estimer le travail de rédaction, design et intégration.

7. Listez toutes les fonctionnalités attendues

Le cahier des charges doit ensuite expliquer ce que le site doit permettre de faire.

Selon le projet, cela peut inclure :

  • formulaire de contact ;
  • demande de devis ;
  • prise de rendez-vous ;
  • carte interactive ;
  • moteur de recherche ;
  • filtres ;
  • blog ;
  • newsletter ;
  • téléchargement de fichiers ;
  • espace client ;
  • compte utilisateur ;
  • chat ;
  • multilingue ;
  • connexion à un CRM ;
  • connexion à un outil d’emailing ;
  • réservation ;
  • paiement en ligne.

France Num recommande de décrire non seulement les fonctionnalités mais également le comportement attendu et l’expérience utilisateur associée.

Séparez l’indispensable du secondaire

C’est particulièrement important pour contrôler le budget.

Vous pouvez utiliser trois niveaux :

Indispensable au lancement

Formulaire de contact, responsive, blog, prise de rendez-vous.

Souhaité

Newsletter, carte interactive, connexion CRM.

Phase 2

Chat, espace client, fonctionnalités avancées.

Cette hiérarchisation permet au prestataire de savoir quelles fonctionnalités doivent absolument être présentes lors de la première mise en ligne. Les recommandations récentes de France Num insistent également sur cette distinction entre fonctionnalités essentielles et secondaires.

8. Définissez les parcours utilisateurs

Une fonctionnalité n’a de sens que si elle s’inscrit dans un parcours.

Demandez-vous :

Que doit faire le visiteur après être arrivé sur le site ?

Par exemple :

Google → page Service → réalisation → témoignage → formulaire de devis.

Ou :

Accueil → présentation du produit → catalogue → formulaire de contact.

Cette réflexion permet de construire une navigation cohérente et d’éviter un site dans lequel les visiteurs doivent chercher eux-mêmes l’information.

Le parcours utilisateur peut également influencer les appels à l’action.

Par exemple :

Découvrir nos services

→ Voir nos réalisations

→ Demander un devis

L’objectif est de guider progressivement l’internaute vers l’action recherchée.

9. Décrivez le design et l’identité visuelle

Le cahier des charges doit également préciser l’univers graphique recherché.

Indiquez si vous disposez déjà :

  • d’un logo ;
  • d’une charte graphique ;
  • de couleurs définies ;
  • de typographies ;
  • d’une banque d’images ;
  • d’éléments graphiques.

Vous pouvez également présenter plusieurs sites de référence.

Mais expliquez surtout ce que vous aimez dans ces sites.

Par exemple :

Nous apprécions les interfaces sobres, les grands visuels, les espaces blancs importants et les animations discrètes.

Vous pouvez également préciser ce que vous ne voulez pas :

Nous souhaitons éviter les animations trop nombreuses, les pop-ups agressifs et les interfaces très chargées.

France Num recommande justement de communiquer au prestataire les références visuelles appréciées ou les éléments à éviter afin de mieux cadrer la direction créative.

10. Prévoyez le responsive et l’expérience mobile

Aujourd’hui, votre cahier des charges doit clairement préciser que le site doit être adapté aux différents écrans.

Indiquez que le site doit être responsive et fonctionner correctement sur :

  • ordinateur ;
  • tablette ;
  • smartphone.

Mais ne vous limitez pas à demander que « le site soit responsive ».

Pensez également à :

  • la taille des boutons ;
  • la lisibilité des textes ;
  • les menus mobiles ;
  • les formulaires ;
  • les images ;
  • les tableaux ;
  • les vidéos ;
  • les temps de chargement.

L’expérience mobile doit être considérée comme une composante du projet dès sa conception, et non comme une adaptation réalisée à la fin.

11. Intégrez le référencement naturel dans le cahier des charges

Le SEO doit être prévu dès le début si vous souhaitez attirer des visiteurs depuis Google.

Votre cahier des charges peut notamment préciser :

  • recherche de mots-clés ;
  • structure des titres Hn ;
  • balises title et meta description ;
  • URLs optimisées ;
  • optimisation des images ;
  • attributs ALT ;
  • maillage interne ;
  • sitemap XML ;
  • robots.txt ;
  • données structurées lorsque pertinentes ;
  • optimisation des performances ;
  • compatibilité mobile ;
  • suivi avec Google Search Console.

Pour une refonte, cette section devient encore plus importante.

Il faut notamment prévoir :

  • inventaire des anciennes URLs ;
  • conservation des pages importantes ;
  • redirections 301 ;
  • gestion des erreurs 404 ;
  • maintien des positions et du trafic lorsque possible ;
  • vérification de l’indexation après migration.

Les guides actuels consacrés au cahier des charges soulignent notamment l’intérêt d’intégrer les exigences SEO et, dans le cas d’une refonte, les redirections et la préservation des URLs importantes.

12. Précisez les contenus à produire

Un site ne se limite pas à son code.

Il faut également produire les textes, images, vidéos, illustrations et autres contenus.

Votre cahier des charges doit donc préciser qui est responsable de chaque élément.

Par exemple :

ÉlémentResponsable
LogoClient
PhotosClient
TextesPrestataire
SEOPrestataire
VidéosClient
Traduction anglaisePrestataire
IntégrationPrestataire

Cette répartition est importante car les contenus peuvent avoir un impact direct sur le calendrier.

Un développeur peut terminer l’intégration technique, mais la mise en ligne peut rester bloquée si les textes ou photographies ne sont pas disponibles.

Les modèles récents de cahiers des charges accordent d’ailleurs une rubrique spécifique au contenu et à la répartition des responsabilités.

13. Définissez les contraintes techniques

Vous pouvez ensuite préciser les contraintes techniques connues.

Par exemple :

CMS : WordPress souhaité.

Hébergement : hébergement existant.

Nom de domaine : domaine déjà acheté.

Email : conservation des adresses professionnelles existantes.

Outils externes : Google Analytics, Search Console, CRM, outil de réservation.

Si vous ne savez pas quelle technologie utiliser, dites-le simplement.

Vous pouvez écrire :

Le prestataire pourra proposer la solution technique la plus adaptée aux besoins fonctionnels et au budget du projet.

Vous n’avez pas nécessairement besoin d’imposer WordPress, un framework ou une architecture précise si vous ne maîtrisez pas ces sujets.

France Num recommande notamment de préciser les outils tiers avec lesquels le futur site devra fonctionner, tout en distinguant ces besoins des choix techniques qui peuvent être proposés par le prestataire.

14. Prévoyez l’hébergement et le nom de domaine

Indiquez clairement ce qui existe déjà.

Par exemple :

Nom de domaine : déjà enregistré.

Hébergement : déjà souscrit.

Messagerie professionnelle : existante.

CMS : à installer.

Si le projet implique un changement d’hébergement, précisez-le.

Cela permet au prestataire d’anticiper la migration des fichiers, de la base de données, des e-mails et éventuellement des DNS.

15. Précisez les exigences de sécurité et de conformité

La sécurité doit faire partie du cahier des charges, même pour un petit site.

Vous pouvez prévoir :

  • HTTPS ;
  • certificat SSL ;
  • sauvegardes ;
  • mises à jour ;
  • protection contre le spam ;
  • comptes administrateurs sécurisés ;
  • gestion des accès ;
  • protection des formulaires ;
  • politique de confidentialité ;
  • gestion des cookies lorsque nécessaire.

Si le site collecte des données personnelles, précisez également les besoins liés au RGPD et aux obligations applicables à votre entreprise.

Les recommandations actuelles de France Num incluent notamment HTTPS, sauvegardes, mises à jour et gestion des données personnelles parmi les éléments techniques à anticiper.

16. Pensez à l’accessibilité

L’accessibilité est souvent oubliée dans les cahiers des charges.

Pourtant, certaines bonnes pratiques peuvent être intégrées dès la conception :

  • contraste suffisant ;
  • textes alternatifs pour les images pertinentes ;
  • navigation au clavier ;
  • structure HTML cohérente ;
  • formulaires correctement étiquetés ;
  • tailles de texte lisibles.

Les obligations précises dépendent notamment du type d’organisation et du contexte réglementaire. Pour un projet professionnel, il reste pertinent de demander au prestataire de prendre en compte les principes d’accessibilité dès la conception.

17. Définissez la maintenance après la mise en ligne

Un autre point important consiste à déterminer ce qui se passe après la livraison.

Demandez-vous si vous souhaitez :

  • des mises à jour techniques ;
  • des sauvegardes ;
  • une surveillance de sécurité ;
  • des corrections de bugs ;
  • des modifications de contenu ;
  • une assistance ;
  • une maintenance évolutive.

Séparez clairement ce qui est compris dans le prix de création du site et ce qui fera éventuellement l’objet d’un abonnement ou d’une facturation ultérieure.

18. Fixez le budget du projet

Le budget permet au prestataire de comprendre l’enveloppe disponible et d’adapter sa proposition.

Vous pouvez indiquer :

Budget prévu : 2 000 à 3 500 €.

Ou :

Nous souhaitons recevoir une proposition avec une version essentielle et une version complète.

Si vous ne souhaitez pas communiquer votre budget, vous pouvez demander un devis détaillé.

Dans tous les cas, demandez que les différents postes soient clairement identifiés :

  • conception ;
  • design ;
  • développement ;
  • rédaction ;
  • SEO ;
  • hébergement ;
  • licences ;
  • maintenance ;
  • formation.

Un cahier des charges précis permet justement de comparer des offres portant sur un périmètre similaire plutôt que de comparer uniquement des montants.

19. Définissez le calendrier et les étapes du projet

Précisez vos contraintes de temps.

Vous pouvez prévoir :

Étape 1 : cadrage.

Étape 2 : arborescence.

Étape 3 : maquettes.

Étape 4 : validation du design.

Étape 5 : développement.

Étape 6 : intégration des contenus.

Étape 7 : tests.

Étape 8 : recette.

Étape 9 : mise en ligne.

Étape 10 : suivi post-lancement.

Ajoutez les dates importantes si vous en avez.

Par exemple :

Le site devra être mis en ligne avant le lancement de notre campagne commerciale prévu le 15 septembre.

Cette information peut avoir une influence importante sur la planification du prestataire.

20. Définissez les livrables attendus

Un cahier des charges doit permettre de savoir précisément ce qui sera livré.

Selon le projet, les livrables peuvent comprendre :

  • arborescence ;
  • maquettes ;
  • charte graphique ;
  • site développé ;
  • pages intégrées ;
  • contenus ;
  • optimisation SEO ;
  • formulaires ;
  • connexion aux outils externes ;
  • configuration du domaine ;
  • mise en ligne ;
  • sauvegarde ;
  • documentation ;
  • formation ;
  • accès administrateur.

Précisez également si vous souhaitez récupérer certains éléments après la livraison : fichiers sources, accès à l’hébergement, accès au CMS, propriété du nom de domaine, etc.

21. Définissez les critères de recette

La recette du site correspond à la phase durant laquelle vous vérifiez que le projet répond bien aux exigences prévues.

Établissez donc des critères de validation.

Par exemple :

  • toutes les pages prévues sont présentes ;
  • tous les liens fonctionnent ;
  • les formulaires envoient correctement les demandes ;
  • le site fonctionne sur smartphone ;
  • les contenus sont correctement intégrés ;
  • les boutons fonctionnent ;
  • les principales balises SEO sont présentes ;
  • les redirections prévues sont opérationnelles ;
  • les accès administrateur sont transmis ;
  • les fonctionnalités prévues ont été testées.

Une fonctionnalité prévue dans le cahier des charges devrait idéalement pouvoir être testée et validée à la fin du projet. Cette logique de critères vérifiables est également mise en avant dans les modèles récents.

Modèle de cahier des charges site web à copier

Voici maintenant une structure que vous pouvez reprendre directement dans Word, Google Docs ou tout autre éditeur.

1. Présentation de l’entreprise

Nom :
[Nom de l’entreprise]

Activité :
[Description]

Produits/services :
[Description]

Zone géographique :
[Zone]

Site actuel :
[URL]

Contexte du projet :
[Création / refonte / migration / évolution]

2. Objectifs

Objectif principal :
[Objectif]

Objectifs secondaires :
[Objectif 1]
[Objectif 2]
[Objectif 3]

Indicateurs de réussite :
[KPI]

3. Public cible

Cible principale :
[Description]

Cible secondaire :
[Description]

Personas :
[Description]

4. Type de site

☐ Site vitrine
☐ Site institutionnel
☐ E-commerce
☐ Blog
☐ Portfolio
☐ Plateforme
☐ Autre

5. Arborescence

  • Accueil
  • À propos
  • Services
  • Service 1
  • Service 2
  • Réalisations
  • Blog
  • FAQ
  • Contact
  • Pages légales

6. Fonctionnalités

Indispensables :
[Liste]

Souhaitées :
[Liste]

Phase 2 :
[Liste]

7. Parcours utilisateurs

Parcours principal :
[Exemple : Google → Service → Réalisation → Contact]

Action principale attendue :
[Demande de devis / appel / rendez-vous…]

8. Design

Logo :
[Disponible / à créer]

Charte graphique :
[Disponible / à créer]

Couleurs :
[Couleurs]

Style souhaité :
[Description]

Sites de référence :
[Liste]

Éléments à éviter :
[Liste]

9. Contenus

Textes :
[Client / prestataire]

Photos :
[Client / prestataire]

Vidéos :
[Client / prestataire]

Traductions :
[Client / prestataire]

10. SEO

Mots-clés principaux :
[Liste]

SEO local :
[Oui / Non]

Blog :
[Oui / Non]

Redirections :
[Oui / Non]

Search Console :
[À connecter / déjà configurée]

11. Contraintes techniques

CMS :
[WordPress / autre / à proposer]

Hébergement :
[Hébergeur]

Nom de domaine :
[Domaine]

Outils externes :
[CRM / emailing / réservation / analytics…]

12. Sécurité et conformité

[HTTPS / sauvegardes / RGPD / cookies / anti-spam / gestion des accès…]

13. Maintenance

[Mises à jour / sauvegardes / support / corrections / évolutions…]

14. Budget

Budget estimé :
[Montant]

Prestations incluses :
[Liste]

Prestations récurrentes :
[Liste]

15. Planning

Début souhaité :
[Date]

Validation des maquettes :
[Date]

Développement :
[Date]

Recette :
[Date]

Mise en ligne :
[Date]

16. Livrables

[Liste des éléments attendus]

17. Critères de validation

[Liste des tests et exigences à respecter]

Les erreurs à éviter quand vous rédigez un cahier des charges site web

La première erreur consiste à rester trop vague.

« Je veux un beau site moderne » n’est pas une spécification exploitable. Expliquez plutôt ce que vous entendez par moderne, donnez des exemples et précisez les objectifs commerciaux.

La deuxième erreur consiste à mélanger besoin et solution technique.

Si vous écrivez « je veux absolument telle technologie » sans savoir pourquoi, vous risquez de limiter inutilement les solutions disponibles. Décrivez d’abord le besoin et laissez le prestataire proposer la solution lorsque vous n’avez pas de contrainte particulière.

La troisième erreur consiste à mettre toutes les fonctionnalités au même niveau.

Un formulaire de contact indispensable et un chatbot que vous aimeriez éventuellement tester ne doivent pas avoir la même priorité.

La quatrième consiste à oublier le contenu.

Un site peut être techniquement prêt mais impossible à mettre en ligne parce que les textes, photos ou traductions ne sont pas disponibles.

La cinquième consiste à oublier le SEO, la performance et le mobile.

Ces éléments doivent être anticipés dès la conception et particulièrement lors d’une refonte.

Enfin, évitez de copier intégralement un modèle trouvé sur Internet. Un modèle sert à ne rien oublier, mais son contenu doit être adapté à votre entreprise. Les guides récents insistent d’ailleurs sur cette distinction entre la structure réutilisable et le contenu spécifique au projet.

Combien de pages pour un cahier des charges de site web ?

Il n’existe pas de longueur universelle.

Un petit site vitrine peut être cadré avec quelques pages bien remplies. Un projet plus complexe nécessitant plusieurs fonctionnalités, des intégrations ou une migration importante demandera naturellement davantage de détails.

Le bon critère n’est donc pas le nombre de pages mais la précision des informations.

Chaque exigence importante doit être suffisamment claire pour que le prestataire puisse comprendre ce qui est demandé et que vous puissiez vérifier le résultat à la livraison.

FAQ : rédiger cahier des charges site web

Qui doit rédiger le cahier des charges d’un site internet ?

Le client peut parfaitement rédiger la première version. Le prestataire peut ensuite compléter le document avec des questions et des recommandations techniques.

L’essentiel est que le document reflète réellement les besoins du projet.

Est-il obligatoire de faire un cahier des charges ?

Il n’est pas nécessairement obligatoire pour tous les projets, mais il est fortement recommandé lorsqu’un site est réalisé par un prestataire. Il permet de formaliser le périmètre, les objectifs et les attentes.

Peut-on rédiger un cahier des charges sans connaissances techniques ?

Oui.

Vous devez surtout expliquer ce que vous voulez obtenir. Vous n’avez pas besoin de savoir programmer pour expliquer que vous souhaitez un formulaire de devis, un blog, une version mobile ou une connexion à un outil de réservation.

Faut-il choisir WordPress avant de rédiger le cahier des charges ?

Pas nécessairement.

Vous pouvez commencer par décrire vos objectifs, vos fonctionnalités et vos contraintes. Le prestataire pourra ensuite proposer WordPress, une autre solution ou un développement spécifique selon le projet.

Faut-il indiquer le budget ?

C’est recommandé lorsque vous avez déjà une enveloppe.

Un budget ou une fourchette permet aux prestataires de dimensionner leur proposition et de faire des arbitrages cohérents.

Le cahier des charges est-il différent pour une refonte ?

Oui, certains éléments deviennent particulièrement importants : URLs existantes, référencement actuel, contenus à conserver, fonctionnalités existantes, données à migrer, redirections et contraintes liées à l’ancien hébergement ou CMS.

Conclusion

Rédiger cahier des charges site web consiste avant tout à transformer une idée en projet concret.

Un document efficace doit permettre de comprendre rapidement qui est l’entreprise, pourquoi elle crée son site, à qui il s’adresse, quelles pages doivent être créées, quelles fonctionnalités sont nécessaires, quels contenus doivent être produits, quelle direction graphique est souhaitée et quelles contraintes techniques, SEO, budgétaires et temporelles doivent être respectées.

Le plus important n’est donc pas de produire un document extrêmement long. Il faut produire un document clair, priorisé et vérifiable.

Votre cahier des charges doit permettre à un prestataire de répondre à trois questions fondamentales :

Que doit faire le site ?

Pour qui ?

Comment saura-t-on que le projet est réussi ?

Une fois ces réponses clairement établies, les devis deviennent plus faciles à comparer, les échanges avec le développeur sont plus précis et le risque de découvrir de nouvelles exigences en plein développement diminue considérablement.

Si vous avez déjà défini votre projet et que vous souhaitez passer à la réalisation, vous pouvez découvrir mes services de création et de développement web ici.

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